Mon bébé potager a trois semaines. Il fait ses nuits, il est pas chiant, et depuis mon dernier post mon travail a consisté à: le trouver beau 3 fois par jour, cueillir une laitue et quelques brins de cerfeuil. Et c’est tout. Pas besoin d’arroser, la pluie s’en est chargé!
Les radis sont sortis et les petites pousses de roquette, ainsi que les petits pois
Les plants sont en pleine forme, je viens de faire un peu de place au salades du carré du bas, si vous regardez bien, il n’en reste que 4, la cinquième a été dégustée hier avec un velouté glacé de concombre et de menthe. Yummm ))
Pas de nouvelles des carottes et des haricots :-/
Si la curiosité vous pousse à contempler mes magnifiques légumes de plus près, vous pourrez voir que le melon a eu un peu froid. Pour la visite commentée, allez faire un tour sur mon album flickr.
Birth is not the begining of life. Death is not the end. Nothing has begining nor end. Everything is constantly changing and transforming. Everything is food for everything.
Before birth, life animates the foetus and before the foetus life animates the ovum and the sperm and before the ovum life animates the ovaries and before the ovaries… Before death life animates every single cell in the body. The cells constantly transform, change function, they are born, eat, breath, shit,, die… And during death life animates all the cells in the body. And after death, life animates every single cell in the body.
You only have to look to a decomposing body to see all the life animating it. Life is crawling all over! and shit will feed the cherry trees, and sometimes the cherry trees grow and sometimes they don’t, and sometimes they are chopped, and sometimes they are not, but in the end they will all return to the earth, so full of life…
Not a single drop of life is ever lost. And rivers merge into the oceans that evaporates into clouds…
Life has no contrary. Non-life is not even a concept. Without life, who’s there to conceive anything?
Did life ever begin? If it did it was so long ago nobody remembers it. Life is the incredible thing that animates and transforms the cosmic play doh we call matter but is only emptyness dancing. Like in a Bruce Bickford animation (parents beware – young children could be shoked).
LIFE is a cosmic Bruce Bickford. There is only one and it never ends.
On the more poetic side, have you seen Baraka?
Among the funiest creations of life is the human brain. It’s a machine that thinks and tells stories. It’s home to the Zinithing. Some stories are beautifull, some are happy, some are sad, some are gore. The human brain (and maybe the animal brain too, I don’t know) invents subtitles for life. It directs, decides, reinvents “the world according to me”. It observes life, judges, criticizes, decides that this is good and that is bad. It makes itself indignant, it loves thinking it’s important, starting insurections. It invents quests and good causes. It has a funny side and a pathetic one, because in the end, it has NO control over life. The human brain likes things it can dissect, explain, understand. Things that are solid, fixed, unchangeable. Out of life, it only sees shadows on the cave wall. But it tells itself it can stop life.
Prevent trees from falling, people from dying, abolish shitting…
To have… to do.. to BE. There is nothing grammatical about that distinction. Have and do are stories the Zinithing tells itself and likes believing. It tells itself it has a chance to make a difference. It terrifies itself with stories of horror, suffering, cruelty. It tells itself that death is the end of life…
BE is life flowing. The grand emptyness dancing. The unique consciousness, life that observes itself, admires itself and explores itself with music. Life that appreciates the stories it tells itself for what they are: stories
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Translated for bill from “La vie, la naissance, la mort, la merde, les cerisiers et… la gramaire”.
* The “Zinithing” is a pet name for my ego
Trukzini aspirant concombre se lance dans le potager en carré (aka le jardinage pour feignants). Comme toujours Tz commence par potasser dans un bouquin. Ce qui ne manque de faire sourire le chéri, pour qui potager et livre sont fondamentalement antinomiques… Mais n’écoutant que son légendaire courage,Tz fait fi des railleries et se lance quand même.
Samedi dernier, j’ai lancé l’opération jardinage. Au menu, enlever l’herbe d’un carré de 1m30 par 1m30, créer une bordure avec des bordures restant de la terrasse, remplir de terreau, planter deux poteaux et attacher un treillis. Premières impressions un peu difficiles, la pelouse plantée par chéri avec amour l’an dernier est dure comme du béton. Même en appuyant de tout mon poids avec la bêche, j’arrive à peine a faire une petite marque. Gentil beau frère l’horticulteur est mort de rire. Finalement, c’est lui qui attaque mon carré à la pioche!
Mais au final, c’est plutôt cool et ça ressemble à ça.
Alors les amis, voici le plan de match:
Laitues mélangées
4 plants
Melon
1 plant
Tomates cerises sweet 100
1 plant
Laitues mélangées
5 plants
16 Radis
semés le 16 avril
Laitues mélangées
5 plants
Pois Nains
2 poquets de 3 graines – semés le 16 avril
Cerfeuil
1 plant
Aubergine?
1 plant + 4 radis semés le 16 avril
Coqueret du pérou
1 plant
Haricots Nains Delinel
1 poquet de 5 graines de – semé le 18 avril
Marianne écris tellement de choses interessantes dans ses commentaires que j’en reprends ici de longs passages, pour y répondre point par point.
Déjà, je te trouve très optimiste sur le fait que les personnes pourraient ainsi sortir de l’envie de posséder. Parce que Sentiment d’abondance, ok (si on le ressent, on sort de la possession), mais il ne peut se forcer, et pour qui que ce soit; c’est comme le pardon. Il vient, et quand on le ressent, c’est chouette et on peut le partager; et quand il ne vient pas ? on le prêche, on le prône , on le force ?
C’est ainsi que je ressens ta manière d’en parler, et de mettre ce sentiment en opposition par rapport à celleux qui sont dans la colère, voire de culpabiliser ou dénigrer cette colère, en disant que c’est “diviser les humains en méchants contre gentils” ou que cela ne sert à rien.
Heureusement qu’elle est utile cette colère, et qu’elle a déjà beaucoup apporté !
L’abondance est là, que tu la vois ou pas. Comme le silence est là, sous les mots, avant les mots. Et le pardon, l’état d’être en paix avec toute chose. Tout cela est vrai, que tu y crois ou non. D’ailleurs j’ai pour dire que c’est à cela qu’on reconnait la vérité de la croyance. La vérité c’est ce qui reste vrai même si personne n’y croit. Mais j’imagine que tu ne vois absolument pas de quoi je veux parler.
La colère est une alliée de taille, toujours de très bon conseil. Quand tu accueilles et que tu écoutes la colère, elle ne parle jamais d’agréssion, mais toujours de connection, de réparation, de sortir du lieu dangereux, de recréer le lien. La colère montre le chemin de retour vers l’harmonie. Malheureusement notre éducation ne nous a pas appris à écouter notre colère mais au contraire à la craindre, à la taire, à la museler, à l’écraser. Mais la colère ne peux pas être annihilée. Quand tu réprimes ta colère, elle monte en pression jusqu’à l’explosion. C’est là que nait l’agression, la recherche de coupable, les conflits idéologiques… Notre civilisation a fait de nous des cocottes minutes de la colère.
Mais si tu accueilles ta colère, tu la trouveras à tes cotés tous les jours de ta vie. Une formidable amie qui t’indique à chaque instant le chemin de l’harmonie. Elle te montrera chaque fois que la connection est rompue comment mettre ta créativité pour rétablir la paix et l’harmonie.
Mais la colère muselée par la raison, c’est ce qui nous fait partir à la chasse aux coupables, couper des têtes et remplir nos prisons. C’est triste et inefficace. La danse des guillotines s’est noyée dans un flot de sang. Nos prisons sont pleines. Les journaux d’aujourd’hui ont remplacé les piloris d’hier. Nous nous gaussons des hommes et femmes politiques que nous avons nous même élu… A t’on retrouvé l’harmonie? Est ce qu’aucune de ces choses nous a fait faire un seul pas dans la direction de l’harmonie?
Nous avions une rencontre de maman mercredi. T. qui a 3 ans à mordu Jolan (qui a presque 5 ans) au bras. Tellement fort que sous la marque des canines la peau était perforée au sang. J’ai accueilli un Jolan hurlant dans mes bras. J’ai écouté sa douleur. Il s’est blotti contre moi et pendant un temps je me suis contenté de le bercer doucement. La maman de T a attrapé son fils et lui a mis son blouson pour aller faire un tour dehors, histoire de calmer l’atmosphère. Jolan a continué de hurler, beaucoup plus violement et plus fort qu’il ne le fait d’habitude lorsqu’il se fait mal. Se faisant il regardait T. avec insistance. J’ai mis quelques secondes à cliquer, puis j’ai demandé à Jolan “tu souhaites que T. sache que tu as mal?” Il a dit “oui” et a instantanément arreté de crier. Alors nous sommes allé nous asseoir près de la porte où la maman de T. était en train d’enfiler son manteau.
Je me suis assise par terre, Jolan s’est blotti sur mes genoux. T est parti en courant, terrifié. J’ai commencé par le rassurer: “personne ne souhaite te faire de mal, nous aimerions seulement discutter”. Il s’est approché avec une petite moue méfiante. J’ai dit “Jolan souhaite que tu saches qu’il a mal” et Jolan a ajouté “je veux qu’il dise pardon”. (Je précise en passant, je n’ai jamais demandé à mes enfants, ni à d’autres, de demander pardon à qui que ce soit) T. a secoué énergiquement la tête. J’ai mis des mots sur son geste “toi tu trouves que tu n’as pas à t’excuser?” Il a dit “Non, Jolan m’a touché avec le pistolet”. J’ai accueilli son ressenti: “tu as eu peur et tu t’es défendu comme tu as pu?” Il a ignoré ma question mais a dit “Jolan doit dire pardon d’abord”. Jolan lui a répondu “si je dis pardon, tu vas me dire pardon aussi?”. T a hoché la tête. Jolan a dit “Pardon, je ne voulais pas te faire peur” T. lui a répondu avec un grand sourire “pardon Jolan!”. Puis il a souhaité enlever son manteau pour revenir jouer à l’intérieur et Jolan comme lui étaient bien contents d’avoir retrouvé le chemin de la paix et de la connection.
Je pense que le fait d’identifier l’un des enfants comme le méchant aurait complètement empeché ce retour à l’harmonie qui s’est pourtant fait tout seul. Entendre la douleur ne demande pas d’identifier des méchants.
C’est comme si tu me disais que la colère des faibles, des sans-pouvoirs (celleux niés à un moment donné et qui décident de sortir de cette négation et de se faire entendre, et récupérer leur propre pouvoir: enfants, femmes, noirs et arabes, travailleur/e/s de boulot déconsidéré) n’est pas bonne, qu’illes n’ont pas à la ressentir. Voilà ce que j’entend: Outch les méchants ! qui séparez le monde entre méchants et gentils ! Outch, cela ne sert à rien, voyez, vous êtes toujours exploités (va dire cela à l’enfant en toi quand il reçoit une baffe et que sa colère est niée, raillée, voire lui amène plus de baffes). Non, seul le sentiment d’abondance vous aidera, et donc, ressentez-le et donnez, donnez à celleux qui vous prennent, vous spolient en ce moment même.
Pour moi, c’est une fois qu’on a éprouvé sa colère, qu’on a pu dire “stop”, et que l’on est entendu que le dialogue alors s’enchaîne et de nouveaux rapports s’établir.
Autrement, c’est de nouveau une négation de soi, une nouvelle domination qui sert quelques uns. Et je suis d’accord que la colère actuelle est aussi activée, attisée par quelques uns pour leur pouvoir, et empéchée d’être pleinement vécue, et détournée sur des personnes qui n’ont rien à y voir (voir bouc émissaire et la construction et l’utilisation du racisme en france et ceci depuis plus d’un siècle).
Je n’ai écris ce que j’ai écris dans le sens “vous les faibles, ressentez l’abondance”, mais plutôt comme “si vous cessez de gronder, de désigner des méchants et de menacer de leur prendre ce qu’ils ont dans les mains, is percevront l’abondance et partagerons”. De surcroit, si les “pauvres” sortent du système en masse, les “riches” ne pourront que se rendre à l’évidence que l’argent n’est qu’une suite de chiffre dans la mémoire d’un ordinateur et que ça ne se mange pas. C’est les petits qui maintienent le système en place avec leurs peurs et leurs cris.
C’est amusant tu es tellement dans ta logique de gentils/méchants que lorsque j’écris “il n’y a pas de méchants” tu lis “les méchants c’est vous”. Relis mes posts Marianne, je dis seulement ça “il n’y a pas de méchants NULLE PART. Seulement des humains terrifiés”.
Au début de notre conversation sur le sujet et ton explication sur le sentiment d’abondance, je t’ai écrit que pour moi c’est une posture du niveau de bouddha et que j’admirais que l’on puisse resentir cela. Et puis, tu as exprimée que tu te sentais du côté des patrons, des possédants (tiens, un bel article sur le wijdân – sentiment de communauté, d’appartenance à une culture ? – et comme je comprend et la position du poète palestinien, et celle de l’israélien), et proposais la fin de la guerre en expliquant que ce n’était pas efficace. Mais dire cela à celleux qui sont du mauvais côté du fusil me semble injuste, et non seulement négateur de la souffrance actuelle, mais presque une raillerie.
Que toi, tu ressentes le sentiment d’abondance, super pour toi. Mais, je doute que tu sois sortie de la guerre des classes vu que tu vois toujours 2 camps et que tu dénigres la position de l’autre camp; ce n’est pas à toi de me dire quelle devrait être ma position ; aussi, je te propose d’appliquer ce sentiment d’abondance envers celleux qui ne le ressentent pas, bref de sortir complètement toi-même de la guerre des classes, de pouvoir entendre la colère et les souffrances d’en face, et alors, je prendrais plus en compte cette nouvelle façon de voir
Relis nos échanges. Au début de notre conversation, tu as tapé sur les patrons “au moins en tant que rôle” et j’ai réagi en répondant que je ne crois pas qu’ils soient les méchants que tu penses. De ce fait, TU m’as mis dans leur camp. Ce qui est plutôt amusant, moi la mère au foyer sans aucune ressource propre (nous vivons tous les 4 sur le salaire de chauffeur de car de mon mari), qui s’est jurée de ne plus jamais offrir un emploi à qui que ce soit. Tu m’as rangé dans le camp des patrons parce que je refuse d’en faire “les méchants”. Où ai-je écris que les salariés sont méchants? Je ne dénigre la position de personne, je constate que les deux camps sont le revers d’une même médaille et que le système est inhumain pour les uns comme pour les autres.
Et au sujet de la guerre des classes: “La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter.” de Warren Buffett, première fortune mondiale.
Tu ne sembles pas voir mon moulin, mais cette citation y apporte de l’eau. Libre au camp auquel tu t’identifies de continuer la guerre, l’autre camp (auquel je ne m’identifie pas) se fera un devoir de la gagner. Tu peux retourner ça comme tu veux, en surface au moins, ton camp à plus à gagner d’un cessez le feu que celui de Warren Buffet. (En profondeur, la médaille gagnant/perdant est a même que la médaille gentils/méchants).
En ce qui me concerne, j’en appelle à tout celleux qui en ont marre de la guerre, des coupables, des pilloris, de la politique, des prisons, des armes, de s’abrutir 35 heures (ou 40 ou 70) par semaine à utiliser toutes les ressources de la planete pour fabriquer (ou acheminer ou vendre ou aider à fabriquer aider à acheminer ou aider à vendre) des produits dont personne n’a besoin… a baisser les armes et à mettre leur créativité au service de la vie, de la paix et de l’harmonie
Ecoute ta colère, lâche ta lutte des classe et viens jouer dehors, il fait beau -)
Les idées de Trukzini sur l’éducation des enfants, les sanctions etc..
Extrait d’une de mes réponses sur la liste parents conscients.
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Une question revient fréquement sur la liste parents conscient, c’est celle de la sanction. En gros, la question s’articule toujours autour de:
- peut on vraiment élever un enfant sans sanction?
- les psychanalystes affirment que c’est l’éducation qui humanise les enfants et que cela doit passer par la sanction, et s’ils avaient raison?
- la sanction n’est elle pas utile pour que l’enfant comprenne que son acte génère la sanction et stoppe son comportement?
Tiens d’ailleurs, vous en pensez quoi vous?
Claude Halmos écrit: “Un enfant ne naît pas humanisé, il faut qu’il le devienne. C’est l’éducation qui va le tirer du côté de l’humain en le sortant de son principe de plaisir – « je veux tout, tout de suite » – et de son illusion de toute-puissance – « je suis le roi du monde ». C’est l’éducation qui va l’amener à tenir compte de l’autre. C’est de renoncement en renoncement qu’il va se civiliser. Et c’est là que l’autorité intervient. (….) L’autorité parentale n’a de sens que si elle inclut la sanction.”
Brrr… elle me donne sacrément froid au coeur cette vision là!!! … Quelle triste idée que le petit de l’homme ne nait pas humain et ne s’humanisera qu’à coup de punition/sanction voire fessée… est ce la même “humanité” que celle que que le dictionnaire décrit comme “Bonté, bienveillance de l’homme pour ses semblables.” La nature aurait prévu qu’on utilise la violence et la manipulation pour rendre les petits d’homme capables de bienveillance pour leurs semblables?
Franchement, j’ai pas envie de vivre dans un monde où Claude Halmos aurait raison…
On ne peut pas “stopper” le comportement de quelqu’un. Même pas par la sanction/violence/manipulation… Mon mari a tout plein de comportement que j’adorerais “stopper”, j’ai essayé toutes les formes de sanction/chantage/punition (et même parfois de violence) que je connaisse, sans le moindre succès Pareil avec ma mère, pourtant ça doit faire 35 ans que j’essaye… et dire que souvent je me reproche de manquer de perséverance
C’est amusant, c’est seulement très récemment que je me suis rendu compte que mes innombrables “… sinon je vais me fâcher” sont autant de chantages… à croire que c’était inscrit dans ma culture que toute phrase formulant une demande à un enfant finissait par un “sinon je vais me fâcher”… J’apprends à me méfier de mes sinons. Je progresse je ne le dis plus qu’une dizaine de fois par jour. Des fois Avana fait des listes pour elle même, comme pour se souvenir: “alors si je cours dans le magasin, tu vas te fâcher et si j’écris sur les livres, tu vas te fâcher et si je me couche par terre dans le magasin tu vas te fâcher, et si je mets de l’eau partout, tu vas te fâcher, et si je mets de la peinture sur le mur…” c’est comme une petite comptine avec des rimes en ché… :-/ Elle essaie de pas faire les trucs qui me fâchent et elle dit “j’aime pas quand tu es fâchée maman, j’ai peur”…
Mais n’est il pas indispensable, que jeune déjà, l’enfant sache que certains actes entraînent des sanctions? Comme nous adultes en avons dans nos vies. Par exemple, une fillette de 2 ans qui monte sur la porte ouverte du lave vaisselle, on lui demande de descendre en expliquant qu’elle risque de se faire mal et de casser la porte, elle reste sans réaction. On l’éloigne physiquement du lave vaisselle, une puis deux puis 3 fois… est ce que finalement il n’est pas utile de punir?
Wohooo… un lave vaisselle ouvert. ça brille, ça sent très fort une odeur bizarre, y a des petits grains blancs collés, comme du gros sel. J’en ai mis un sur ma langue et ça pique. C’est pas bon. Et puis à l’intérieur c’est un peu sombre comme une grotte. Et c’est un peu magique, quand on le met en marche, ça mange les restes, ça fait un bruit un peu sourd, ça lèche les assiettes et ça leur donne une odeur un peu désagréable que Maman appelle “propre”. S’asseoir sur la porte à l’entrée de la grotte pour voir si le magique va me lècher les fesses, avec un poil de trouille et une soif de comprendre impossible à contrôler. Je suis en mission commandée Maman, je dois écrire l’article “lave vaisselle” dans l’encyclopédie de ma tête. Ecrire l’encyclopédie dans ma tête, c’est mon travail à moi, ça occupe chaque minute de mon temps. C’est de la plus haute importance. “Dangereux” oui, je connais ça, c’est quand je suis tombé du tobbogan ça a fait une bosse sur ma tête et Mamie m’avait donné un bonbon. Mais y a pas de tobbogan ici, hein. “Casser” je connais aussi c’est quand je fais tomber le verre de maman par terre. Mais là je touche pas ton verre Maman, hein, je regarde seulement dans la grotte du lave vaisselle…
Y a un autre article que j’essaie d’écrire dans l’encyclopédie de ma tête c’est “fâché”, mais celui là, c’est rudement compliqué, ça change tout le temps. Aujourd’hui, quand je fais le clown, tu es fâchée. Pourtant hier quand j’ai fait le clown, tu as ri et tu m’as donné un bisou. Maintenant tu es fachée parce que je regarde dans le lave vaisselle, mais tu es pas fachée si je regarde dans la machine à laver. C’est très compliqué a explorer ce truc là, les risques peuvent aller jusqu’à te faire hurler. Pourtant, moi j’aime pas ça quand tu cries. Mais comment faire pour savoir ce qui te fait crier? Des fois tu m’expliques tout ce que je dois pas faire et moi je fais bien attention et je fais quelque chose que tu avais pas dit et tu es fâchée quand même, c’est déséspérant. Et puis il y a les fois où tu dis que tu vas te fâcher et tu te fâches pas… En tout cas, cet article là de mon encyclopédie, j’y travaille depuis tout petit et à chaque fois que je pense que j’ai compris, il se passe un truc qui cadre pas avec ma théorie et faut tout que je recommence mes expériences à zéro… Mais quand je fais ces expériences, tu dis que je te teste et ça te fâche. Alors des fois, je me dis tant pis, je comprendrais jamais rien à ce truc là et je fais plus trop attention à ce qui te fâche ou pas… et alors tu dis que je t’écoute pas et… ça te fâche
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NB: Mon ami Jacques m’a judicieusement fait remarquer qu’on ne devrait pas juger les écrits d’une personne sur un court extrait. “Donnez-moi dix lignes d’un homme et je me charge de le faire pendre” -Talleyrand. J’admet volontiers que je n’ai pas lu de livre de Claude Halmos et qu’il est possible que je me méprenne sur ses positions. Si vous avez lu Claude Halmos et que vous pensez que l’extrait ne reflette pas sa pensée, dites le moi hein!
C’est mon pote, il est très malade. Pendant des années il a joué un jeu bizarre, me demandant, comme à beaucoup de nos amis communs, de ne pas parler de lui. Comme en plus il s’était brouillé avec beaucoup de gens, c’était plus simple de ne pas parler de lui, plus confortable…
Aujourd’hui c’est au pied de son lit d’hopital que nous découvrons que nous sommes secrètement resté en contact avec lui, chacun de notre coté.
J’aurais jamais du rentrer là dedans. Sous pretexte de préserver ses secrets, j’ai laissé passer des dizaines d’occasions de simplement profiter de la vie et de notre amitié, de partager des peines mais aussi des rires… J’en suis triste aujourd’hui.
Alors aujourd’hui je me fais cette promesse: plus jamais ça! Je ne jouerai plus jamais le jeu du secret. Ce matin j’ai envie de dire à tous mes amis et devant témoin: je vous aime et j’en suis fière!
Avertissement: Ce manifeste est le fruit d’une reflexion vivante et ne cherche pas à être un modèle de société abouti et définitif. Mon souhait est plutôt de semer des graines d’idées et de voir si des jardiniers se manifestent pour faire des mariages de graines, fournir du compost, labourer, les aider à pousser…
Liberté – solidarité – bienveillance
Parce que je n’accepterai jamais qu’un politicien, quel qu’il soit, ne fasse de la liberté un gros mot…
Parce que la liberté de chacun ne signifie pas “la liberté pour quelques uns d’opprimer les autres” mais pas non plus “la liberté pour le collectif d’opprimer l’individu”…
Je me sens fondamentalement libérale. Sans doute que j’ai passé trop d’années à l’école, au collège, au lycée, au bureau à regarder le ciel par la fenêtre et à écouter l’appel du vent qui me parlait de liberté…
“Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique, né d’une opposition à l’absolutisme dans l’Europe des Lumières (xviiie siècle), qui affirme la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur le pouvoir du souverain. Il repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits fondamentaux qu’aucun pouvoir ne peut violer. En conséquence, les libéraux veulent limiter, au profit du libre choix de chaque individu, les obligations imposées à la société par le pouvoir.” (source: Wikipedia)
(En passant, faudra qu’on m’explique ce que le gouvernement actuel a de libéral. Parce que dans le genre absolutiste, M. Le Dictateur Elu, il me semble qu’il se pose là. Non?)
Ce que l’humanité a de plus précieux, son “âme” est cachée dans ce que chacun d’entre nous a au fond des yeux: cette étincelle qui nous est propre, qui nous rend unique, cette parcelle de vérité que nous sommes seul à détenir. C’est la somme de toutes ces vérités individuelles qui forge la vie. Eteindre cette étincelle c’est la mort de l’humain. C’est comme débarasser l’humain de sa sève, de sa moëlle, pour le transformer en un pantin désoeuvré, sans but, sans vie.
La liberté est l’oxygène qui permet d’entretenir la flamme, l’étincelle de la vie au fond de nos yeux. C’est tellement vrai que de tout temps les hommes ont préféré mourir que de perdre leur liberté. C’est tellement vrai qu’à ma connaissance, les essais de société “holistes” où les individus doivient renoncer à leur spécificité pour le bien collectif ont toutes tourné à la catastrophe, sabotés de l’intérieur par ces flammes de vies qui n’étaient pas prête à s’éteindre.
Le collectif n’a de sens que si son engagement premier est de fournir à chacun d’entre ses membres un espace de liberté et de droit dans lequel il pourra cultiver son étincelle, son unicité, sa part de divin, son essence. CHACUN de ses membres, depuis le SDF jusqu’au PDG, le noir, le blanc, le rouge, le jaune, le riche, le pauvre, le handicapé, le valide, l’homme, la femme , l’enfant… Chacun de ses membres sans distinction de race, de religion, d’âge, de sexe, d’orientation sexuelle, de naissance, de classe sociale, de … Le “un pour tous” n’a de sens que si son objectif principal est le “tous pour chacun”.
Si on devait définir le libéralisme solidaire en quelques mots, ce serait ça: le collectif au service de la liberté individuelle pour fournir à chacun la possibilité de faire profiter le collectif toute la richesse de son unicité
Mais concrètement le monde selon Trukzini, ça ressemblerait à quoi?
La propriété foncière
Je crois profondément en cette maxime Indienne qui dit que c’est nous qui appartenons à la terre et pas l’inverse. L’utilisation de la terre a des fin agricoles devrait être faite en obtenant l’accord du collectif et avec des méthodes le moins nocive possible. La propriété foncière serait abolie. Idéalement il faudrait y arriver en douceur, quand les actuels propriétaires fonciers auront suffisement gagné en confiance dans le collectif pour abandonner leurs “propriété” sans crainte, sans remords ni regrets.
J’avoue, cela pose le problème des frontières et pour cela, je n’ai pas de réponse… La notion même de territoire national implique une forme de propriété foncière collective. J’imagine qu’on pourra difficilement y échapper. Si vous avez des idées, je suis prenneuse.
La propriété privée:
Je sais qu’on m’attends à ce tournant là… J’ai longtemps pensé que la propriété privée était un truc mauvais, à abolir… Mais en y réflechissant (merci Marianne), j’ai changé d’avis. La propriété privée est en fait un truc central.
Dans une société libérale solidaire, la propriété privée c’est le truc qui dit que l’usus, le fructus et l’abusus de tout ce qui est du domaine privé est totalement indiscutable, ni par un autre individu ni par le collectif. En clair: chacun est indiscutablement le propriétaire de: son corps; son logement; les objets de son quotidien (meubles, ustensiles de cuisines, jouets, ordinateur…); ses vetements; et le fruits de son travail.
En clair: nul ne peut prétendre posseder le logement d’un autre. Nul ne peut obliger quelqu’un à quitter son logement, à le partager contre son gré… (là aussi il va y avoir du boulot pour arriver là sans arracher quoi que ce soit des mains de qui que ce soit).
De même, nul ne peut s’approprier le fruit du travail d’autrui, pas même en échange d’une rémunération forfaitaire et d’une promesse bidon. Tout contrat visant à établir ce type d’échange serait réputé nul et non avenu.
Ce qui nous mène à:
Abolition du salariat
Comme je l’expliquais dans mon article “oser la confiance”, je pense que le salariat est une relation malsaine qui asservit le salarié et force l’employeur dans une promesse impossible. Nul ne devrait jamais renoncer au fruit de son travail en échange d’une rémunération forfaitaire et d’une promesse illusoire de stabilité.
Chacun sera libre de travailler comme bon lui chante, autant ou aussi peu qu’il le souhaite et établir avec celui à qui il rends un service ou fournit un produit une relation saine et équilibrée de client/fournisseur. Pour parvenir à cet équilibre, je pense qu’il sera utile de mettre en place des réseaux d’information et d’entraide. Je ferais un autre post sur mes idées de comment on pourrait utiliser le statut d’auto-entrepreneur avec créativité.
Le partage libre, l’impôt volontaire et anonyme, proteger l’abondance
La propriété privée implique le droit de partager, ou non.
Le seul vrai partage est celui qui jaillit spontanément de la sensation d’abondance. Il se fait avec la même joie que celle d’un enfant qui offre du pain à des canards.
Lorsque l’abondance est perçue, le partage est INEVITABLE Trukzini
Le collectif se fera le gardien du sentiment d’abondance. Chacun se verra garantir de ne jamais être forcé de partager contre son gré ce qui lui appartient de droit.
Le financement du collectif se fera sur la base d’une contribution volontaire et anonyme. Nul ne se verra extorquer quoi que ce soit, ni par un autre individu, ni par le collectif.
Système monétaire
Si la monnaie est un outil efficace pour faciliter les échanges entre les gens, la spéculation sur la monnaie ne produit que du vent. Et l’accumulation de vent produit des tempêtes et des tornades. Toute possibilité de spéculation monétaire sera mise hors la loi. Un système de crédit solidaire sera être mis en place, tout prêt devra être, par définition, sans intérêt. La rémunération des établissement financiers devraient être la rémunération d’un service, calculé en fonction de heures de travail et des ressources matérielles engagées.
Les rôles et responsabilités du collectif
Le collectif aura la responsabilité de la sécurité de ses membres. Il devra s’opposer à toute violation des droits humains avec des méthodes aussi peu coercitives et aussi non violentes que possible.
Le collectif devra considérer toute aggression, toute rebelion, tout acte de malveillance comme le signal d’une détresse qui a besoin d’être entendue, c’est à dire comme un échec du collectif qui n’aura pas su fournir à l’aggresseur la sécurité (matérielle et affective), la liberté et la confiance pour lui permettre de s’épanouir en harmonie avec le collectif. Toute manifestation de colère sera accueillie comme une invitation à mettre la créativité de chacun au service de la vie pour favoriser l’émergence d’une solution qui convienne à tous.
Le collectif prendra à coeur d’inspirer et de mériter la confiance de ses membres. Pour que chacun puisse librement se mettre au service du collectif sans la moindre crainte de se retrouver lésé, ou de léser un autre.
En tout état de cause, les enfants auront les mêmes droits et libertés que les adultes, et ce quel que soit leur âge. Le collectif soutiendra les réseaux d’entraide à la parentalité pour accompagner les parents dans la démarche d’une éducation respectueuse de la vie, de la liberté et de la spécificité de chaque enfant.
Le collectif veillera à favoriser les réseaux d’entre aide libres et spontanés qui permettront de prendre soin des plus faibles et ce ceux qui ne sont pas en mesure de subvenir eux même à leur besoins, que ce soit en raison de leur âge, de leur handicap, de leurs peurs, de leur maladie, de leurs mal-être… cette aide devra être offerte dans l’amour, le respect et sans contrepartie.
Tout sera mis en oeuvre pour favoriser le lien et l’entraide libre et spontanée.
Et la bienveillance remplacera la raison d’état.
Tz a choisi un hymne qui ne parle pas de lutte:-)
Je suis libéral solidaire et ceci est mon manifeste
PS: Trukzini aime assez se prendre pour un visionnaire qui invente a roue, mais si ce parti là existe déjà quelque part, je demande pas mieux que de rejoindre ses rangs.
En réponse aux interrogations de Dali dans son commentaire, je vous livre ici le mail complet que j’ai envoyé le 29 septembre 2007 sur la liste de dscussion yahoo “non dualité” (http://fr.groups.yahoo.com/group/Non_Dualite/) qui a donné naissance au Trukzini et que j’ai en partie repris dans le post de présentation *Trukzini pour vous servir”.
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Quelle joie de vous avoir trouvé…
… et pourtant..
comment partager autre chose que des mots, l’agitation de mes pensées, les fantasmes de mon ego si vivant…?
Tz s’est rendu compte d’un truc rigolo (et carrément effrayant): si on prends les définitions, eh bien on arrive à la conclusion logique et implacable que: la France est une secte!
Démonstration:
Si vous pensez pas comme le gourou (comprendre le chef de l’état et son assemblée nationale) on peut vous mettre en prison.
Thomas Jefferson disait: “si un homme est prêt à sacrifier une part de sa liberté pour plus de sécurité, il ne mérite ni l’une ni l’autre !”. Trukzini et moi on est pas très branché mérite. Tz propose donc une nouvelle citation pour la postérité:
Qui est prêt à sacrifier une part de sa liberté pour plus de sécurité y perdra l’une et l’autre !
Le salariat, c’est l’activité qui consiste à renoncer à sa liberté, à son autonomie et au fruit de son travail au profit d’un employeur, en échange d’une rémunération forfaitaire Continuer à lire »